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Dédé
Avec l'aimable participation de Dédé, ovin sorti du troupeau
Philo
Le geste auguste du semeur


Cher ami, nous avons à peu près fait le tour de la structuration de notre démocratie et de sa dynamique : la cellule démocratique élémentaire, l’assemblée (avec son Collège et son Gouvernement) et le Collège des Sages, les grands corps régaliens, la hiérarchie territoriale (avec sa hiérarchie de souverainetés et ses prérogatives par niveaux), les coopérations multilatérales…

Bien ! Mais maintenant que faire ? Pour l’instant nous sommes là, debout face à nos terres désolées, débroussailleuse en main. Par quel bout commencer ? Qui fait quoi ?...

Nous n’attendons plus rien des gens d’en haut. N’attendons pas non plus ici les directives d’un chef. L’initiative est à l’honneur. Nous allons simplement faire en sorte que notre jardin puisse émerger progressivement de la lande, sans qu’il faille recourir à un hypothétique grand bâtisseur impérial. Les outils du démarrage seront les assemblées supplétives et les communautés, essentielles pendant la phase de gestation de la rhéodémocratie (j’y viendrai). Mais cette gestation est elle-même le fruit d’une fécondation. C’est par là que tout va commencer.

Un flocon de neige ne peut se former sans la présence initiale d’un minuscule grain de poussière sur lequel viendront croître les premiers cristaux de glace. Le présent site internet est le petit grain de pollen qui cristallisera la rhéodémocratie. Autour de lui fleuriront d’autres sites, des clubs de réflexion indépendants qui prépareront le stade associatif, lequel préparera à son tour la structuration territoriale de la rhéodémocratie.

À terme, notre démocratie étagée a vocation à être investie par nos peuples, au sein des nations. D’ici là, nous autres rhéodémocrates en serons le laboratoire expérimental. Au cours de la nécessaire gestation de notre embryon politique, notre communauté incarnera le futur substrat populaire, et se répartira progressivement dans ses territoires. Notre démocratie en incubation sera donc portée et travaillée par nos communautés, avant d’être adoptée par nos peuples quand sera venu pour notre œuf le temps d’éclore.

De même, à terme, la rhéodémocratie a vocation à régir nos sociétés. D’ici là, notre laboratoire politique fera de l’anticipation politique (loi des lois, prérogatives territoriales, grands corps, transposition du droit…), décidera de sa gestion interne (organisation, médiatisation…), élaborera le processus de transition politique (« syncrétisme » rhéodémocratique municipal, parti politique…), et mènera des actions de type associatif (culture, information…). Il s’agit pour nos communautés d’éprouver en réel le processus démocratique en le pratiquant et en l’améliorant, avant qu’il soit investi par nos peuples. Quand l’œuf sera éclot, notre poussin politique devra être capable de marcher tout seul.

À terme, cette communauté d’adhérents s’étendra à tous les territoires locaux, chacun d’eux disposant alors de sa communauté locale (préfigurant la population locale), dont un échantillon constituera son assemblée, de laquelle monteront progressivement les membres des assemblées supérieures.

Cependant, pendant la phase de démarrage, l’effectif de nos territoires locaux sera très petit, voire nul. Pour ne pas nous isoler dans des groupes trop restreints, il est établi qu’une communauté locale n’est pas constituée tant que son effectif reste insuffisant pour constituer une assemblée (100 personnes, plus 20 pour le Collège des Sages). Les résidents de ce territoire intègrent alors (en principe provisoirement) une communauté « supplétive ». Dès qu’ils sont assez nombreux pour cela, les résidents locaux constituent leur communauté locale et quittent la communauté supplétive pour l’intégrer.

La nouvelle communauté locale persistera tant que son effectif sera suffisant pour maintenir son assemblée.

Les conditions de création et de maintien d’une assemblée, ainsi que les spécificités d’une assemblée supplétive, sont précisées en annexe.

Le but du jeu est de pouvoir démarrer en France (ou dans tout autre nation) avec un très petit nombre de gens capables d’initiative, lesquels seront nos pionniers. Le territoire français n’est initialement pas subdivisé, et tout le monde appartient à la communauté supplétive nationale. Puis, au gré de l’augmentation des effectifs contréaux, des communautés supplétives contréales sont créées. Et ainsi de suite : lorsque les résidents d’une agglomération sont assez nombreux, ils forment une communauté supplétive agglomérale. Enfin, les communautés communales se mettent en place, chaque fois que leur effectif le permet.

L’ascenseur politique se met peu à peu en place à partir du renouvellement périodique des assemblées locales ou supplétives, en s’amorçant localement là où sa propagation verticale devient possible.

La France (ou tout autre pays national) dispose d’une communauté supplétive dès le départ (sa constitution n’est pas subordonnée à un effectif minimum). L’assemblée de cette communauté supplétive est constituée dès que son effectif est suffisant (100 personnes, le Collège des Sages étant inexistant à ce stade).

Aux niveaux inférieurs, jusqu’aux territoires locaux, chaque territoire dispose également d’une communauté supplétive, mais celle-ci n’est constituée que lorsque son effectif est suffisant pour constituer immédiatement son assemblée. Dans le cas contraire, le territoire n’a ni assemblée ni communauté supplétive (ses résidents intègrent la première communauté supplétive constituée de niveau supérieur).

L’éventuelle communauté supplétive d’un territoire rassemble tous les sous-territoires de celui-ci ne disposant pas encore de leur propre assemblée. L’ensemble de ces sous-territoires est considéré comme un seul sous-territoire – dit supplétif – du territoire considéré. L’assemblée supplétive correspondante est donc traitée comme une sous-assemblée classique de ce territoire, à ceci près qu’elle est traitée comme une assemblée locale, à quelque niveau territorial que ce soit (son renouvellement est notamment assuré par échantillonnage de population).

Une assemblée confédérale intègre les membres issus de ses sous-assemblées (dont la supplétive) par le jeu normal de l’ascenseur politique. Tout le territoire fédéré est ainsi représenté.

Ainsi, pour rejoindre concrètement les rhéodémocrates, il faudra intégrer la communauté locale de sa commune de résidence, ou par défaut la communauté supplétive de son agglomération, ou par défaut la communauté supplétive de sa contrée, ou par défaut la communauté supplétive nationale. Par la suite, il faudra changer de communauté chaque fois que la création d’une communauté (supplétive ou non) d’un niveau inférieur permettra de se rapprocher de sa commune.

Ce changement de communauté a lieu chaque année, avant la date de renouvellement des assemblées.

Dès leur établissement, les assemblées contréales se chargent de créer les agglomérations encore non répertoriées. La discussion (et le vote) porte sur la délimitation territoriale pertinente de l’agglomération (liste des communes incluses). Au préalable, les assemblées contréales de territoires limitrophe s’accordent entre elles transversalement pour établir précisément leur délimitation territoriale, notamment pour corriger d’éventuelles incohérences historiques ou culturelles (en cas de désaccord persistant c’est l’assemblée nationale qui décide).

Annexes



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