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Dédé
Avec l'aimable participation de Dédé, ovin sorti du troupeau
Philo
Pnyx, salons et conseils


Dans nos « démocraties » actuelles, le débat public se fait dans de grands amphithéâtres où les héritiers des orateurs d’antan se succèdent pour lire devant leurs homologues des discours souvent écrits par d’autres. Est-ce très vivant ? Les discussions ne se sont-elles pas plus fructueuses ailleurs, dans des tables rondes et des réunions moins formelles où s’instaure un vrai dialogue ? Et à l’heure d’internet, les sessions de vote doivent-elles obligatoirement rassembler physiquement les votants ? Les lieux de l’exercice politique doivent être repensés.

Dans le système rhéodémocratique, l’assemblée se rassemble au « Pnyx ».

Le joli mot de « Pnyx » désigne le lieu où se tenaient les assemblées générales du peuple dans la Grèce antique.

Le Pnyx est la chambre où l’on soumet à débat les propositions de dispositions et diverses questions. Le lieu est suffisamment petit pour permettre un vrai débat interactif. C’est au Pnyx que l’on prépare des travaux d’analyse et d’élaboration qui se discuteront en détail en d’autres lieux, et c’est au Pnyx que l’on fait la synthèse de ces travaux. Le Pnyx est également le lieu officiel de certains protocoles comme la réception des nouveaux membres de l’assemblée et l’hommage aux membres sortants.

À l’heure d’internet, il est techniquement possible aux membres de l’assemblée de s’impliquer dans leur mission sans se réunir physiquement : la consultation d’argumentaires et de rapports, les discussions en forums, le vote électronique, tout cela peut se faire depuis chez soi et en temps différé (c’est important notamment pour les citoyens qui doivent concilier leur mission avec une vie professionnelle ou personnelle très active laissant peu de disponibilité). Il est donc inutile d’organiser des votes au Pnyx (sauf dans le cas improbable où il serait impossible d’utiliser des moyens modernes).

Le Pnyx peut accueillir toute l’assemblée, avec 20 membres du Collège ou du Gouvernement faisant face aux 80 autres membres.

Le Collège des Sages ne fait pas partie de l’assemblée, mais se réunit au Pnyx dans des circonstances analogues à celles de l’assemblée (à ces occasions l’assemblée n’est évidemment pas présente).

Le Gouvernement, le Collège et le Collège des Sages n’élaborent pas leurs dispositions dans le Pnyx mais dans une salle de conseil. Cette salle permet une table ronde de 20 à 25 personnes.

Cependant, une grande part des discussions se fait de façon informelle, directement entre membres. Cette étape est importante sur le chemin de l’élaboration des dispositions. Attenant au Pnyx, le « salon » est le chaudron où mijotent les futures dispositions et les futures actions gouvernementales. Les membres de l’assemblée sont amenés à s’y rencontrer pour des discussions en petit comité.

C’est là notamment que les membres de l’Assemblée adoptante peuvent prendre une part active : veille politique, discussions, doléances, propositions informelles…

Le salon du Pnyx est aménagé pour cela : il tient de la salle de lecture et de la cafeteria, avec une salle principale et des lieux plus retirés. Son accès est strictement réservé aux membres de l’assemblée. Un salon public distinct peut être aménagé pour permettre aux membres de l’assemblée de rencontrer des personnes non membres, telles que des responsables d’associations, des membres du Collège des Sages, de simples citoyens…

La sûreté physique des lieux de l’assemblée (Pnyx, salons et salles de conseil) est confiée à une garde rhéodémocratique dont le rôle est au moins autant symbolique que pratique car elle représente la détermination de l’assemblée à rester souveraine.

Annexes



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