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Dédé
Avec l'aimable participation de Dédé, ovin sorti du troupeau
Philo
Intelligence répartie


Cher ami, notre nouvelle démocratie se précise. Elle s’affranchit des idéologies de masse, en implémentant de l’intelligence répartie et de la souveraineté locale étagée. Contrairement aux systèmes totalitaires où le führer, le petit père des peuples ou l’État mondial impose son parti unique à une grande masse monolithique d’individus, notre organisation respecte et épouse l’imbrication culturelle et territoriale des peuples. L’ensemble forme un paysage varié et entretenu, car chacun s’intéresse à sa parcelle et lui confère un caractère propre. Et vu des collines alentours, ce paysage est autrement plus joli que les champs gris, immenses et monotones du collectivisme, qu’il soit national socialiste, socialiste soviétique ou néolibéral.

Non, ici nous avons une imbrication de territoires, et chacun d’eux est doté de sa propre structure politique. La réflexion et la décision politique se démultiplie donc largement à travers les territoires, tant transversalement (coopérations) que verticalement (séparation de prérogatives). Cette intelligence répartie permet une diversité d’expériences et de solutions, là où le centralisme jacobin ne propose que l’uniformité des solutions et la pauvreté des choix. Une acculturation mutuelle des peuples permet à chacun d’eux de s’enrichir de l’expérience des autres, de s’inspirer des meilleurs exemples environnants et de tirer leçon des expériences malheureuses constatées ici et là. Une émulation mutuelle entre territoires s‘établit naturellement, chacun d’eux ayant à cœur de s’affirmer parmi les autres. Ainsi, l’intelligence répartie et les souverainetés locales sont propres à favoriser et maintenir le dynamisme politique des territoires.

À cette hiérarchie de territoires nous appliquons un principe très important, le principe d’émergence. Les empires établissent et appliquent leur pouvoir de haut en bas. Ici c’est l’inverse : au lieu que le pouvoir central accorde aux pouvoirs locaux certains domaines subsidiaires, ici ce sont les pouvoirs locaux qui délèguent à leur confédération les prérogatives qui dépassent le niveau local. Autrement dit, la confédération qui chapeaute plusieurs territoires ne peut empiéter sur les prérogatives locales. Ainsi, un territoire local est politiquement autonome à l’intérieur de sa circonscription.

Pour donner un exemple simple, selon que l’établissement d’une nouvelle route se limite à une commune, à une région locale ou au pays, la décision et le financement concernant cette route revient à la commune, à la région locale, ou au pays.

En tant qu’intelligence répartie, notre nouvelle démocratie présente une première particularité originale par rapport aux systèmes actuels : tous les territoires, à quelque niveau d’imbrication que ce soit, disposent de la même structure politique, laquelle dispose de tous les attributs de la séparation des pouvoirs. C’est un peu comme si les territoires locaux étaient des « mini-pays », leurs confédérations des pays plus grand, et les confédérations de pays des « super-pays », tous étant régis par le même processus démocratique.

Les niveaux territoriaux sont les suivants, en extrapolant le concept au monde entier :

Commune (niveau communal)
Petite ou moyenne commune, ou arrondissement d’une grande ville.

Agglomération (niveau dit « aggloméral »)
Communauté de communes,ou grande ville.

Contrée (région du pays, niveau dit « contréal »)
Établie selon sa pertinence historico-culturelle
En France : pour simplifier on démarre sur les départements français, par la suite ceux-ci pourront s’entendre entre eux transversalement pour redéfinir leur contour, se scinder, fusionner…

Pays (pays national, niveau national)
Pays classique comme la France, ou état d’un très grand pays (ex : un état des U.S.A.),
ou grande province historique d’un très grand pays (ex : province chinoise).

Région (confédération continentale, niveau régional)
Cas de pays nationaux confédérés (ex : Union européenne, Fédération de Russie),
ou cas de très grands pays nationaux (ex : Chine, U.S.A.).

Monde (niveau mondial)
Confédération rhéodémocratique mondiale.

Les tout petits pays doivent se réunir entre eux ou rejoindre une nation plus grande, en respectant le principe des bassins géoculturels. Cela ne devrait pas poser trop de problèmes d’identité dans la mesure où chacun de ces petits pays, considéré comme une « contrée », conserve son autonomie politique (entre une contrée issue d’un département français et une autre issue d’un petit pays comme le Luxembourg par exemple, l’exercice politique sera notablement différent).

Inversement, les très grands pays sont fractionnés en « pays nationaux » en respectant leur ancrage historique et culturel. Par exemple, les U.S.A. sont fractionnés en leurs divers états, et la Chine selon ses anciennes provinces. Le grand pays lui-même devient une « région » (confédération continentale), et forme avec ses homologues la confédération mondiale.

Les domaines des lois et de l’action publique diffèrent notablement entre les niveaux locaux, nationaux et internationaux, mais la structure politique de base est identique pour chaque territoire, à quelque niveau que ce soit.

Annexes



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