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Dédé
Avec l'aimable participation de Dédé, ovin sorti du troupeau
Philo
Refondons le politique


Cher ami, nous sommes du peuple, et nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes pour résoudre nos problèmes. Collectivement nous sommes le peuple, et nous avons à nous réorganiser politiquement. Il s’agira de déjouer tous les pièges de l’impérialisme, sans y tomber nous-mêmes. Notre projet est donc résolument démocratique :

• Le pouvoir politique émane du peuple dans toute sa diversité, exprime la volonté du peuple et sert le peuple ;
• L’expression médiatique émane du peuple dans toute sa diversité, et exprime l’opinion du peuple ;
• La puissance économique est forgée par le peuple, se met à son service et le fait vivre.

Rappelons que l’ensemble des individus formant le peuple contribue au ciment culturel. À l’intérieur de ce peuple, tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit. La Déclaration française des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 est pertinente et doit être entendue sur l’ensemble indissocié de ses articles. Elle s’applique notamment au Citoyen, c’est-à-dire aux membres du peuple, qu’elle rend à lui-même.

Ainsi, la démocratie suppose la liberté individuelle. L’individu doit être un composant actif et autonome de la société, et non le simple agent standard de son expression collective. Il ne doit pas être réduit par la société, mais disposer de l’espace social permettant son propre épanouissement. Par contre, l’individualisme ne doit pas prendre le pas sur la vie sociale et contribuer à détruire la cohésion du peuple. La liberté individuelle n’est pas l’absence de contraintes, c’est l’idéal d’une société dont le réseau de contraintes permet à chacun de s’y épanouir au mieux.

La démocratie disparait lorsqu’une entité devient plus puissante qu’elle. À notre époque, le problème se pose avec le système financier international. Des correctifs sont à prévoir afin d’assurer le primat du politique sur la finance, tout en permettant une grande liberté économique, en fixant une limite à la concentration des capitaux. Un système démocratique pérenne s’assure que l’argent, et donc le pouvoir qu’il confère, soit réparti en de très nombreuses mains.

Un bon système politique doit être le moins dirigiste possible. Les cadres doivent être préférés aux directives. Il doit respecter la liberté du peuple dans l’entreprise et l’exercice de ses activités (économie, culture…). Son rôle est de fixer le cadre de cette liberté et de contrôler le bon respect de ce cadre, et non de diriger l’initiative populaire. Il doit proposer un espace de liberté structuré plutôt qu’une filière de contraintes. Dans un système idéalement démocratique, le citoyen n’a pas à demander l’autorisation, il a simplement à se conformer aux lois. Chaque citoyen dispose du cadre social lui permettant librement de vivre selon sa propre nature dans la culture commune, de s’exprimer, de prendre des initiatives et d’exercer des activités dans tous les domaines.

Basé sur la vitalité du peuple, un bon système politique et social est organisé de sorte que toute fonction (professionnelle, sociale ou politique) exercée dans la société résulte d’une vocation désintéressée, afin qu’il ne débouche pas sur une grosse machine robotisée par des procéduriers sans âme et livrée à des démagogues.

Un bon système politique doit empêcher la formation de castes dans les grands corps de la société (politique, médiatique et autres…), c’est-à-dire la formation de communautés s’en réservant l’accès, de droit ou de fait, par tout moyen tels que l’héritage de charges, la cooptation… Les grands corps sociaux doivent être réellement accessibles à tout citoyen, et être structurés en démocratie interne.

La dignité d’un peuple suppose son autonomie politique. Les pouvoirs politiques et leurs détenteurs doivent émaner du peuple, et la dynamique politique doit être entretenue par des personnes issues de l’ensemble du peuple. Mais comme nous l’avons dit, même initialement bien conçue, une organisation politique dont la dynamique n’est pas naturellement portée par le peuple est vouée, à terme, à être pervertie dans ses fondements démocratiques par des ambitieux qui s’en serviront pour leurs propres intérêts (ou pour ceux qu’ils servent) au détriment de l’intérêt public. Ainsi, il ne suffit pas que l’organisation soit formellement démocratique. Il faut en plus que l’âme de sa dynamique émane des forces vives du peuple et lui confère ainsi une vitalité constamment renouvelée. Le pouvoir tendant naturellement à s’auto renforcer, il faut en permanence lutter contre sa polarisation et sa sclérose, par l’exercice dynamique des contre-pouvoirs (qui doivent eux-mêmes entretenir leur propre dynamique), mais surtout en favorisant la circulation des forces vives de la nation dans tout le corps politique et social.

Annexes



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